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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 14:34

 

 

 

 

 

 

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A l’heure où j’écris ces lignes, nul doute que les manifestations nationales contre la réforme des retraites sera un succès de mobilisation pour l’ensemble des acteurs politiques, syndicaux et anti Sarkozy.

 Depuis longtemps notre pays a été le théâtre de comportements extrêmes  le plus souvent orchestrés par des syndicats et partis de gauche, dès lors qu’il s’agit pour un gouvernement de mettre en place une nouvelle donne qu’elle concerne la retraite, l’école, ou la vie de tous les jours.

Sur le symbolisme et l’histoire des manifs je renverrais mon lecteur à un très intéressant livre de Mr Pierre Favre, La manifestation aux éditions  « presse de Sciences Po » qui analyse,  décortique  les tenants et aboutissants, les luttes d’influence, et enfin les résultats de ces mobilisations populaires.

Il est indéniable que les mouvements de rues d’hier se sont focalisées à mon sens plus sur un rejet  d’une perception de la politique et de la façon de l’exercer plutôt que sur une opposition systématique d’une réforme dont tout le monde, sauf peut être les ignares admet la nécessité.

 

Pour ceux que cela peut intéresser je les inviterais à la lecture du dernier numéro  (763) de science et avenir, qui analyse d’une manière  très objective l’ensemble des chiffres qui alimentent le débat aujourd’hui.

 

Sur le fond, personne ne pourra contester qu’il est douloureux de travailler plus longtemps, pour un résultat peu significatif ; personne ne pourra nier qu’il est difficile de vivre avec un pécule réduit à une peau de chagrin, comme personne ne pourra mettre en cause , et c’est tant mieux ,que vivre plus longtemps est une aubaine mais en même temps entraine des contraintes et un effort partagé  par tous pour l’ensemble de la nation.

 

Tout ceci découle bien sur du maintien à tout prix du système dit « de répartition », mis en place après la guerre et qui a parfaitement remplit son office, à une époque, et pour une génération donnée, ce qui n’est peut être plus du tout le cas de nos jours.

 

Ce débat au-delà des classiques oppositions « droite-gauche » montre surtout deux aspects de notre société.

En premier lieu, et ceci se retrouve systématiquement pour toute les décisions, un grand consensus pour admettre l’utilité de changements, surtout chez le voisin, et pas du tout chez soi.

En deuxième lieu, et c’est largement plus préoccupant, une pauvreté d’invention de l’ensemble de nos décideurs, qui en fonction de leur appartenance à telle mouvance politique vont nous proposer des recettes éclusées, sans originalité ,sans risques réels, bref nous avons l’impression que les décisions sont prises par des techniciens gestionnaires, qui se contentent de gérer au plus pressé une situation à l’instant T, avec comme seul objectif, être le plus près possible de l’équilibre, jusqu’aux prochaines élections.

Aucune initiative, aucun projet de société, aucune perspective d’avenir, aucune projection, aucune envie d’imaginer un modèle autre que celui qui perdure depuis tant d’années.

Ce n’est pas la faillite d un pays ou des comptes, mais bien la faillite d’une classe d’âge au pouvoir et qui n’invente plus rien ; Lorsqu’un pays se trouve dans cette situation, 3 options s’offrent à lui :

 

L’extrémisme, partagée entre les cendres du parti communiste, la belle gueule de Mr Besancenot, la gouaille de Mr Mélenchon, la pauvreté d’esprit et de paroles de Mme Buffet, l’anti étranger du front national (dont les électeurs d’aujourd’hui sont les anciens communistes d’hier, ce qui est logique car les extrêmes se rejoignent toujours), bref un conglomérat  d’antis tout et surtout de pro rien.

 

L’alternance politique, voire la fameuse cohabitation, difficile depuis la reforme de durée du mandat présidentiel, qui permet à intervalles réguliers de défaire puis refaire ce qui déjà a été fait, bref, un yoyo épuisant à tous points de vue.

 

La démission par l’abstention, voire le vote nul ou blanc, sorte de protestation négative au possible mais qui se comprend fort bien, et qui procure un sentiment malsain de frustration, qui ne peut se régler que dans la rue, et à terme par un retour à un vote extrême.

 

La génération que je suis est un peu désenchantée par ce constat d’impuissance de nos hommes politiques classiques, et il est temps je crois que des femmes et des hommes puissent se lever pour proposer autre chose que ce que nous subissons depuis tant d’années ; ce sera l’unique solution pour éviter rapidement une radicalisation de notre pays.

 

Bienvenue aux hommes de courage et de bonne volonté ; il doit y en avoir, encore faut-il que nous les aidions.

 

Daniel VIDAL

 

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