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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 10:12

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Moi je m’imaginais être reçu en grande pompe dans ce paradis imaginaire que j’avais cent fois approché dans mes rêves, que j’avais deviné à travers de nombreux récits plus proches de la fiction que de la réalité.

Déception passagère d’un être encore  humain qui souffre dans sa chair, dans son cœur ; voyage céleste dans une semi inconscience, mais o combien intéressant, car tout ce qui a pu nous être enseigné n’est rien à coté de cette semi réalité dans laquelle je me trouvais en ces instants.

L’arrivée au paradis a souvent été décrite comme un long chemin, nébuleux, et moi je la vivais si j’ose dire,  comme si mon corps se retrouvait dans une sorte de liquide amniotique dans lequel  le  fœtus baigne dans le ventre de sa mère ; sensation étrange mêlée de peur et d’envie, peur de l’inconnu, envie de la découverte , tout en étant rassuré par l’existence enfin dévoilée de l’au-delà, conforté dans l’idée que j’avais eu raison de croire en cela.

Le chemin fut long, mon corps ne s’était pas transformé, je voyais mes bras, mes jambes, sans aucune souffrance particulière, et en même temps très loin, en dessous de moi, entouré par tous ceux qui essayaient de me maintenir dans cette vie terrestre qui n’avait semble –t –il à ce moment plus aucune importance pour moi.

La première personne que j’ai rencontrée dans ce nouvel univers, fut tout simplement DANIEL.

Je me souvenais maintenant de son histoire dans la fosse aux lions, et quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que le Daniel que j’étais n’avait rien a voir , mais au contraire avec un Daniel inconnu pour moi, dont la particularité était d’être surnommé le stylite, canonisé par les églises chalcédoniennes, dont le nom de stylite vient de sa rencontre avec Siméon l’ancien et qui comme ce dernier passa trente ans de sa vie en prières au sommet d une colonne de Constantinople, avant d’être canonisé.

Celui-ci m’expliqua que j’étais dans l’antichambre du choix de Dieu.

Le choix de Dieu, moi qui avais toujours rejeté non l’existence mais la relation dans mes  « prières humaines » avec Dieu, je lui expliquais très simplement, que seul pour moi Jésus christ comptait.

Sachant qu’il ne pourrait me convaincre, il me laissa continuer mon chemin.

J’avais l’impression d’être une sorte de têtard humain nageant délibérément vers ce que nous nommions sur la terre le purgatoire, et tout en ayant conscience humaine que j’allais presque à ma perte, courage ou orgueil mal placé, malgré les avertissements de tous ceux qui avaient quitté cette terre et que je rencontrais autour de moi, tous ceux qui avaient compté  un jour dans ma vie en bas, je continuais à avancer, avancer dans ce chemin douloureux ; je ne désespérais pas de rencontrer enfin le seul qui pouvait encore quelque chose pour moi.

Les seules références ou éléments de comparaison que tu peux avoir à ce moment la te ramènent systématiquement à ta vie terrestre, et je me voyais dans une sorte de rêve nager, marcher, écartant de ci de la tous ceux qui voulaient m’empêcher de continuer dans cette voie, étant persuadé que j’allais enfin pouvoir me justifier auprès de la seule présence en qui j’avais accepte de croire ici bas, et en qui j'avais toute confiance.

Je ne vis que ses yeux, doux, compréhensifs,  son sourire, sa gentillesse, son amour pour l’être que j’étais, et je compris enfin ce que voulait dire sa parole que l’on retrouve dans la bible :

Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui 

Je croyais au fils, à la vie éternelle, mais pour croire au fils il fallait donc que je puisse croire aussi au père ; je ne me sentais pas le courage de renier le père à ce moment la et Jésus rajouta :

 

 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie

 

Il fallait donc à mon corps défendant que j’accepte de croire au père. Ma réflexion fut longue, agitée et au moment ou j’allais enfin donner mon sentiment, il rajouta :

Vous  m’entendez ? Cessez de vous agiter, nous sommes bientôt arrivés, nous avons réussi à stopper votre hémorragie, aucun organe vital n’est touché, vous verrez on va bien s’occuper de vous.  Vous pouvez remercier les médecins pompiers qui vous ont sauve, les autres ont eu moins de chance que vous.

 

 

Daniel  VIDAL

 

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