Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
12 avril 2018 4 12 /04 /avril /2018 16:47
OU COURS-TU COMME CA ?

 

 

 

Ce n’était pas une sonnerie mais un appel au meurtre ; je n’ai jamais compris que nos fabricants de réveil n’aient pu adoucir par une mélodie adaptée, le retour au monde réel, et conservent cette méthode barbare pour faire en sorte que tu te lèves.

 

 Oublié le repos réparateur, oubliés tes doux rêves, oubliée cette relaxation qui en théorie devait te permettre d’aborder la journée de travail à venir dans les meilleures conditions possibles.

 

Le rasage devenait aussi une corvée, non  par le temps passé, mais par la vision que j’avais de bon matin de mon visage. Les rides d’abord , partout , marque du temps qui passe, des excès de tabac, d’alcool, de pollution, bref, un champ torturé, creusé, fouillé comme une mauvaise terre que tu as trop longtemps usée non par l’engrais ou les pesticides « Monsanto » mais par du Jack, du gin, et des Dunhill.

 

Eau chaude sur le visage, un régal en hiver, une torture en été mais obligatoire, pour assouplir sa peau afin d'ouvrir les pores, de réduire l'apparition de poils incarnés disgracieux et douloureux et de faciliter le passage de ton rasoir « Gillette » Mach 3 sur ce champ de ruines, qu’est devenu ta  peau que tu ne reconnais plus de bon matin.

 

La mousse à raser, que tu passes délicatement sur cet ersatz de chair vieillie et qui a cet avantage de gommer toutes les imperfections remarquées auparavant,  qui te permet de te rassurer, un instant, sur le temps qui passe.

 

L’avantage d’être chez toi, est cette faculté qu’a ton miroir de s’être habitué à toi, et à ton cerveau de te renvoyer une image qui petit à petit te convient parfaitement.

 

Tu es en mode zombie, pour enfin passer au seul bon moment de cet exercice matinal, ta douche…. Très chaude en hiver, très tiède en été mais avec toujours  ce pouvoir de réchauffer l’ensemble de ton corps et de te préparer à une nouvelle et belle journée de labeur, comme on te l’a si bien appris il y a longtemps à l’ école de la République.

 

Et la galère commence. La voiture, et surtout celles des autres qui prennent le même chemin que toi, au même moment, mais que tu dois dépasser pour trouver un bon endroit pour te garer, le plus proche de TA gare ou enfin tu vas prendre ton train.

 

Ha le train !!!! Jamais à l’heure ou si peu mais toujours en retard à l’arrivée ; le train ou tu retrouves sans vraiment les connaitre tous les habitués, toutes les habituées, yeux vitreux, regards désespérés, mélanges diaboliques de  parfums,  plus ou moins réussis, de sueurs et d’odeurs humaines souvent très désagréables ; tu devines sur leurs visages la nuit calme ou au contraire très érotique, les dernières traces d’un orgasme plus ou moins assumé, la solitude aussi et l’ennui  à venir d’une journée qui ne fait que commencer.

 

L’arrivée en gare, où le flot de ce troupeau humain se sépare en petits groupes, tels ceux qui vont rejoindre un métro, un car et les autres les plus chanceux comme moi qui vers la sortie vont s’employer à rejoindre leur bureau à pied pour le bien de notre corps et du déficit de la sécurité sociale : « Manger BOUGER….. »

 

J’aimais bien cet instant magique où tu passes de la promiscuité à la solitude immédiate en cheminant rapidement vers cet extraordinaire lieu où tu vas pouvoir justifier de ton salaire, en rentrant dans le moule du parfait artisan de la société capitaliste.

 

L’endroit où je passais était bordé de jolis platanes pas encore malades, qui permettaient surtout l’été de se sentir presque encore à la campagne, et j’avoue que je profitais intensément de ce kilomètre réparateur après le train et surtout avant le bureau ou j’allais retrouver comme chaque jour les mêmes que moi, qui croyaient encore à leur indispensable utilité dans ce fameux processus de créations de richesses.

 

J’adorais cet endroit d’autant que sur ma gauche je longeais le mur d’une bâtisse d’époque, qu’on ne voyait pas  mais qu’on devinait cachée derrière une haie. Ce mur, longtemps tagué était maintenant décoré par de vrais pros, avec de magnifiques dessins représentant notre univers avec un mélange de couleurs qui avaient cette faculté de se modifier en fonction de la lumière du jour et du temps ; tel un skieur au sommet du Mont Blanc qui voudrait profiter dans sa totalité du peu d’oxygène disponible, je respirais ces moments de solitude devant ces pierres transformées en objets d’art par le dessin, lorsque j’ai entendu au-dessus de moi une petite voix……

 

« Mais tu cours où comme ça ?

 

ACTE 1

Partager cet article
Repost0
8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 16:14

kopf-psychologie.jpg

 

 

 

 

Ha ma psy, quel pied, bonne à baiser dans tous les lieux, dans toutes les positions pour peu qu’après

 

quelques heures passées à  lui raconter ta vie, tu puisses encore avoir envie de baiser.

 

 

C’est le souci avec les psys, gentils, gentilles mais o combien efficace dans l’art de te démontrer que depuis

 

pratiquement 40 berges, tu fais fausse route, et que c’est uniquement ton manque à la fois d’initiative et de

 

courage qui t’avait amené sur son divan.

 

 

 

Très cool et à 60  € la demi heure, je pouvais l’accepter, pour m’écouter lui expliquer mes choix, mes

 

craintes, mes erreurs non admises, mes envies, mes regrets, mes fantasmes, bref, tout ce qui peu à peu

 

 fait une vie banale, d’un individu banal, qui se comportait non comme un enfant gâté mais comme un paumé

 

dans une société qui de plus en plus l’exécrait.

 

 

 

Je me souviens que notre histoire avait commence à une exposition d’œuvres d’Antony TAPIES, ou je

 

m’émerveillais devant un certain nombre  d’estampes, originales je l’avoue, et que je faisais surtout

 

semblant de comprendre pour éviter de paraitre un peu con, style BOBO parisien socialiste, à la pointe de la

 

connaissance artistique, et surtout novateur et découvreur dans ce domaine, mais surtout n’y entendant 

 

strictement rien.

 

 

 

Je ne pouvais pas tromper une psy avec mon regard sur cette œuvre, et son professionnalisme a pris le

 

dessus lorsqu’elle s est approchée de moi en m’expliquant la signification profonde qu’avait voulu montrer

 

l’artiste à travers ce qui me semblait plus des gribouillis, qu’une œuvre destinée à la postérité.

 

 

Elle n’était donc pas dupe de mon inculture dans ce domaine, et ce qui l intéressait chez moi, était de savoir

 

pour quelles raisons obscures, j’avais pris la peine de venir comme un éléphant dans une expo de

 

porcelaine, assister a cette avant-première de, semblait-il, ce magnifique artiste, torturé a la fois dans sa vie

 

et dans son esprit.

 

 

 

Avec deux bites à la place des yeux, sans connaitre son job, je m’efforçais de lui expliquer qu’une vague

 

connaissance m’avait informé  de la chance de pouvoir admirer des œuvres incomparables de ce magnifique

 

artiste, et étant très curieux de nature, je m’étais efforcé sa ns motivation réelle de souscrire non à sa

 

demande, mais à ses conseils, et j’osais lui avouer, que je restais tout de même perplexe devant

 

effectivement ce style de dessins torturés au possible qui semblaient démontrer une nature profondément

 

tourmentée de cet individu.

 

 

Le mot « tourmenté » a du la séduire d’autant que dans un état second j’ajoutais que j’aimais bien voir

 

l’angoisse chez les autres, peut être pour me rassurer sur la mienne.

 

 

Après les choses sont allées tres vite, échanges de cartes, numéros de portables, séances gratuites par

 

amitié bref, j’étais tombe dans le piège.

 

 

Il est tres difficile de parler de sa vie à une femme, encore plus à une psy que tu as envie pendant 120€ de

 

baiser, de rebaiser et de rerebaiser, sans que tu puisses le faire, simplement parce que ce  con de divan te

 

met certes dans une position couchée, donc prêt à tout, mais qu’en face de toi tu as quelqu’un qui essaye de

 

comprendre tes sentiment s et les aspects les plus cachés et surtout les plus inavouables de ton âme

 

profonde.

 

 

 

Alors que c est moi quoi devait livrer ma vie a cette femme, nos rencontres nous permirent de nous exercer

 

à une psychanalyse mutuelle ; chez elle je découvris la collection complète de la production marc DORCEl

 

(putain y en avait que je ne connaissais pas),beaucoup de bouquins sur un ancien Président polygame, un

 

autre sur la France de la milice, l’histoire d’une femme, marine, qui se prenait pour Jeanne D’arc (sans le

 

pucelage)la vie d’un petit qui rêvait d’être président, la vie d’un gros amaigri, qui le devint, la vie d’un maire

 

d’une grande ville qui rêvait d’être UNE présidente, bref tous ces livres a la con que tu achètes a moment

 

donné, et que tu vas fourguer au bout de 30 ans dans le premier vide-grenier à la noix de ton bled.

 

 

 

Elle me parla aussi de Gode michet, et j’avoue que ne le connaissant pas, je lui dit  préférer Levy-Strauss, et

 

je ne sais si cette dernière référence en fut la cause, mais Strauss évoqua pour nous Kahn et donc du cul ,

 

du cul et rien que du cul, et c est la que je me suis réveillé, sans livres, sans marc dore, sans personne,

 

sinon une furieuse envie de me saouler avec un bon champagne pour masquer à la fois ma détressée et ma

 

solitude.

 

 

 

Mais un bon champ, ne va pas sans une bonne musique, et avec l’aide de Mylène, je bus cette belle bouteille

 

sans oublier d’ajouter quelques petits comprimes blanc qui m’emmèneraient ailleurs ou je serais enfin bien et

 

surtout MOI, bref, ce fut une belle dernière  journée.

 

 

Daniel VIDAL

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 15:16
lundi.png

Notre vie est organisée que ce soit d’une manière intime ou plus généralement professionnelle, par les jours de la semaine, et parmi ceux-là, le lundi en est un à la fois extraordinaire et profondément redoutable.

Extraordinaire, car il préfigure le départ d’une nouvelle phase, et redoutable car il suit le jour dramatique qui s’appelle un Dimanche.

Lorsque rien ne vient troubler une vie bien réglée, dans la norme admise par la société, les jours défilent les uns après les autres et sous forme de plaisanterie, sans réellement y croire, il nous arrive de redouter ce lundi là.

Pour lui, après tant d’années fabuleusement passées auprès de son épouse devenue depuis le temps compagne, il ne se  serait jamais douté que ce lundi-là serait un jour particulier.

Pourquoi un Lundi, c’est la question qu’il se posait, après ce repas pris tranquillement en famille, ou il croyait aux projets débattus entre la soupe de légume et le café familial, tout en sachant dans son esprit qu’il ne répondait que par réflexe car sa décision était presque  prise.

Il savait que ce ne serait pas facile non pour lui, car il avait conscience d’avoir par référence à l’éducation que ses parents lui avait donné d’avoir rempli à la fois son devoir de père, et d’époux, mais l’ appel de l’autre était plus fort que tout sans savoir si l’autre partageait également cette envie et cette volonté.

Ho il n’était pas fier jusqu’ ‘au bout de faire croire que…. Mais quand on a l’impression d’aimer, quand on a l’envie d’aimer, la fierté, ne compte plus, seule compte l’envie de vivre qui a disparu au fil du temps qui passe.

Il était partagé entre la peur de faire du mal, et l’envie de faire du bien, entre la peur de l’inconnu et l’attrait de la nouveauté, entre la peur de se tromper et l’envie de revivre un amour fou, désespérant, rajeunir de trente ans en un jour.

Oserait-il le faire, il avait toute la nuit pour y songer, et il ne prendrait sa décision que demain, ce lundi-là, et surtout ce qu’il avait compris, c’est qu’il était de nouveau capable d’aimer, ce lundi-là.

 

Daniel VIDAL

Partager cet article
Repost0
24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 10:03
ground-zero.jpg

AVERTISSEMENT :

Toute ressemblance avec des personnes existantes, ayant existé,  ne serait que pure coïncidence, car ce récit est de la fiction sortie tout droit de mon imagination. Serais-je pervers ?

 

 

J’ai toujours aimé New York ; tu as l’impression dans cette ville que le temps ne s’arrête jamais, que tout est possible, et qu’elle préfigure par sa diversité, sa richesse, et son multiculturalisme le vrai monde du 3eme millénaire.

Frappée en plein cœur il y a maintenant presque 10 ans, elle s’est relevée, a repris une vie normale, animal blessé mais qui renait en peu de temps de ses cendres, extraordinaire ville vivante, ou même étranger, tu te sens chez toi.

Sans notions de temps, ça bouge, ça crie, ca vit, ça avance.

Ha ça change de Washington, ville o combien sympathique, mais qui n’a rien à voir avec ce mouvement perpétuel qui te permet de prendre conscience que tu vis vraiment à 100 %, alors que dans la capitale, tu t’emmerdes.

MY NAME IS K

J’ai la chance de maitriser l’Anglais, donc de pouvoir sans difficultés particulières  me sentir aussi bien sinon mieux ici qu’à Sarcelles, mais bon comme me faisait remarquer Annie, il faut bien un ancrage dans ton pays.

Ha Annie, belle femme, un peu flétrie aujourd’hui, vu son âge, ce qui est le lot de toutes les nanas ménopausées, mais qui a su à une époque me faire rebondir, m’ouvrir les portes et me motiver pour être ce que je suis devenu.

MY NAME IS K

 

Je me souviens quand je l’ai rencontré sur ce plateau de télé, rien qu’en la voyant durant l’émission j’avais une érection du fou d’Hashem, si je puis me permettre cette expression, avec ses yeux et son sourire si merveilleux, que j’en suis tombé fou amoureux dans l’instant, et surtout une envie folle de ma la sauter.

Au début ce fut bien comme tous les couples qui se trouvent, mais je me suis vite aperçu qu’elle ne pouvait me satisfaire complètement, vu ma virilité et mon envie quasi permanente, je me suis retrouvé bien souvent comme un gland à me satisfaire tout seul pendant qu’elle dormait ; erreurs de jeunesse, mais surtout manque de relations et de numéros de téléphone de salopes qui sont prêtes à tout pour un coup de bite avec un homme un peu célèbre.

 

MY NAME IS K

Ha ma chère Annie, fort sensuelle ,au demeurant, mais dont j’ai vite fait le tour, et qui malgré tout l’amour que je lui porte a deux gros défauts : Elle n’aime pas  les partouzes cette conne et surtout, comme les Espagnoles, elle a des nausées quand elle suce, moi qui adore sentir ma bite dans une bouche bien humide, et faire don de ma presque royale semence sur une langue de femme bien rose ; quelle déception, quels regrets compensés c’est vrai par le pognon qu’elle  a et dont j’ai bien profité, après son cul.

 

MY NAME IS K

 

L’avantage c’est vrai c’est qu’elle a compris que je ne pouvais me passer de baiser, c’est ma raison de vivre, ma raison d’être, et elle l’accepte bien volontiers, elle m’aime tout simplement.

Annie c’est mon ile, mon antre, l’endroit ou je me pose, ou je me ressource, à la fois ma femme, mon amie, ma conseillère, ma  muse, bref sans elle je crois que  je serais perdu, et ça n’est pas les quelques aventures sans lendemains, qui pourraient tuer notre couple.

 

MY NAME IS K

 

Elle me manque un peu dans ce Sofitel à la con, ou tu ne peux même pas entendre le bruit magnifique de cette ville extraordinaire, et il faut que j’en profite car tout à l’heure je m’envole vers Paris pour retrouver le temps d’un dimanche mes amis trop cons, qui me préparent disent-ils à un destin national.

Je n’en ai rien à foutre du destin national, mais bon, j’ai des devoirs envers eux et envers Annie qui veut devenir la première dame, et je lui dois bien ça, et puis je veux me niquer le nabot, il est trop mauvais.

J’ai du boulot ce weekend end, ils m’attendent tous avec leur programme de merde auquel personne ne croit, avec cet abruti qui s’est fait mettre un anneau pour maigrir, et  l’autre callgirl qui fait la promo du beurre mais qui est même pas foutu de s’en servir pour niquer,  cette coincée du cul.

Je vais me faire chier cette semaine, entre la grosse vache de Berlin et tous ces gros cons de l’Europe qui mendient quelques dollars pour continuer à faire tourner leurs pays de merde, il va falloir des sourires, des ronds de jambes, et surtout de la patience; heureusement il y aura quelques salopes aussi que je vais pouvoir baiser entre deux réunions de merde.

J’espère au moins que dans l’avion d’Air France il y aura une ou deux chiennes qui voudront bien se faire sauter dans les toilettes de l’avion ; statistiquement, sur la durée du vol, je devrais trouver, et puis ….

 

MY NAME IS K

 

Allez on va se prendre une douche pour se calmer, en évitant soigneusement de me passer le jet sous mes couilles parce que ca me fait encore plus bander  et ce n’est pas le moment ; je me suis mal organisé aujourd’hui, j’ai prévu personne et en outre je vais bouffer avec ma fille avant de partir, je ne tiendrais pas jusqu’à l’avion.

Il y a bien une salope dans cet hôtel à la con, j’en ai toujours trouvé une  depuis le temps que je viens ici.

Ha c’est bon une douche, mon dieu que c’est bon, même si la seule chose qui me manque c’est un beau cul pour le bourrer, j’adore sous la douche ; quel con j’aurais du téléphoner, j’en connais pleins qui seraient trop contentes de me pomper ici et d’avaler ma sainte semence.

MY NAME IS K

 

Bon ce n’est pas tout mais faut que je fasse un peu de sport, je commence à avoir du ventre et il parait que ça limite la bandaison cette connerie, trop de repas, trop d’alcool, une vie à la con d’avions en avions à écouter les jérémiades de tous ces abrutis incapables de gérer un pays et qui viennent me faire chier pour quelques dollars.

Allez, j’arrête de me plaindre, ce soir je retrouve Annie, et même si à son âge elle est un peu sèche, je pourrais la baiser tranquillement, d’autant que depuis le temps que je bande, ça va être sa fête, je lui dois bien ça.

C’est quoi cette black dans ma chambre ? Putain elle tombe bien elle, en plus elle est noire, grande bouche, et puis au moins elle pourra dire à ses enfants que je l’ai baisé, et si elle ne veut pas je lui dirais simplement :

 

MY NAME IS K

 

 

Daniel VIDAL

Partager cet article
Repost0
14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 19:16
2969643-Gourdon village on a mountain-Gourdon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A ma droite juste une petite déclivité ou j’ aurais pu sans mal stopper contre la roche, mais à ma gauche le ravin et bien sur c’est vers la gauche que mon Audi a basculé ; sensation de chute, angoisse de l’inconnue, peur de la mort, bref une multitude de sentiments plus forts les uns que les autres et l’ attente, la triste attente du choc, qui est arrivé bien vite, heureusement amorti par les couvertures de mon lit que j’avais du emporter avec moi en tombant de 50 centimètres sur mon carrelage.

Mon soulagement fut intense, et je m’aperçus en regardant mon réveil qu’il était temps de me préparer, car la route est longue de Rochefort à Caussols, d’autant que la chaine météo annonçait un temps exécrable.

Le mistral qui soufflait sur Avignon donnait une sensation de froid extrême et je me félicitais à chaque instant d’avoir choisi une marque Allemande surtout pour l’efficacité de son chauffage.

Le trajet sur autoroute malgré le temps couvert se passait parfaitement, et j’étais heureux de pouvoir vivre quelques jours pour me ressourcer à mi montagne dans l’arrière pays Grassois.

France bleu  azur annonçait une neige très fournie et des chutes abondantes  du coté justement de Caussols, petit village au dessus de Gourdon, mais je connaissais la route comme ma poche, l’ayant pratiquée autant en voiture qu’en vélo, dans ma prime jeunesse, et je savais qu’une multitude de souvenirs allaient se bousculer dans mon esprit.

Passé St Vallier, les contreforts de la moyenne montagne commençaient à se dessiner et je savais que  ce col était assez dangereux au moins jusqu'à l’entrée de la  forêt.

Outre le chauffage intérieur d’une efficacité redoutable, les innovations techniques, la bonne assise de la voiture me facilitait assez bien la conduite d’autant que je devais être complètement seul sur cette route.

La neige était de plus en plus abondante, mais je m’approchais de cette forêt où je savais que tout danger serait écarté, et c’est juste avant ce dernier virage que je l’ai vu.

Je savais d’où elle venait, et aussi que je ne devais surtout pas m’arrêter.

Mon accélération fut assez brève mais suffisamment forte pour que mon Audi à l’entrée de cette courbe, vire complètement à gauche en direction du ravin, et en tombant, je me souvenais de l’avoir vu sourire en passant à coté d’elle, et c’est avec ce sourire à mes cotés  que j’attendais le choc ; ma dernière pensée fut pour elle.

 

Daniel  VIDAL

 

Partager cet article
Repost0
13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 09:28
caussols haut montet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle allait me pourrir mes jolis sièges  en cuirs et rien que pour cela, déjà je lui en voulais.

-Je vais un peu mouiller tes beaux sièges en cuir, j’en suis désolée très  sincèrement, mais cette neige tu sais nous avons rarement vu cela dans cette région.

-Mais non mais non ne vous en faites enfin ne t’en fais pas, ce n’est qu’une voiture, rassure toi je ne m’attache plus à ce genre de détails.

Et en plus je lui disais n’importe quoi, mais bon va expliquer à une inconnue de cet âge  ton amour pour les belles mécaniques, le confort intérieur d’une voiture, elle ne comprendrait certainement pas.

-Tu viens en pèlerinage ?

Mais que me veut-elle ? En pèlerinage, pourquoi emploie-t-elle ce terme ?

Comment sait elle que je viens ici quelquefois ?

-Pourquoi en pèlerinage ?

-Ho je sais que tu viens souvent ici quand ça ne va pas chez toi, dans ta vie, dans ta tète, tu viens te ressourcer comme lorsque tu étais ado. Alors c’est quoi qui ne va pas cette fois-ci ?

Je sentais au fur et à mesure que le temps passait que cette fille à coté de moi était ou plutôt n’était pas quelqu’un que j aurais du prendre en stop ;mon 6ème ou celui que tu veux de sens me disait que je me retrouvais pris au piège d’une pseudo inconnue, et même si j’avais cette douce impression malsaine à la fois de vivre et de rêver, je n’arrivais pas à maitriser suffisamment cet instant, pour me dire dans une sorte d’instinct de survie, de me réveiller et de sortir de cette moitié de cauchemar.

A la fois gêné et en même temps soulagé de me retrouver aux cotés d’elle, je me dis qu’après tout si elle voulait parler autant lui donner pleine satisfaction.

-Je ne sais comment vous enfin… tu sais tout cela de moi mais effectivement, je viens non me ressourcer mais surtout me reposer, et je vous assure enfin je t’assure, que contrairement à ce que tu imagines, tout va bien, j’ai juste besoin de repos, et je ne pense pas  que cela puisse bien s’apprécier dans le cas présent à deux ; donc essaye de te faire la plus discrète possible car je n’ai prévu ni de partager mon temps, ni mes pensées.

-Tu n’as que cette musique et cette chanteuse à me proposer ? C’est parce qu’elle a ton âge que tu aimes Mylène Farmer ?

La route devant moi devenait de plus en plus difficile, ma conduite assez approximative vu les conditions météos et j’avoue aussi l’agacement provoqué par la présence et les commentaires de  cette passagère.

-Tu ne veux pas me répondre ? mes questions t’agacent non ?

-Tu peux me donner ton prénom, non que je veuille absolument le savoir, mais pour mon récit, c est mieux ça évite les répétitions et je suis à cours de synonyme, tu comprends ?

Un œil sur la route ou du moins ce qu’il en restait, et discrètement je vis son sourire illuminer son visage.

-Je veux bien te rendre ce service, et pour te simplifier ton récit, nous dirons que je m’appelle  VIVI, simple d’utilisation et facile à écrire, ca te va ?

Et elle se foutait allègrement de moi. Vivi est ce que c’est un prénom ?

-Tu vas penser que ça n’est pas un prénom Vivi, mais encore une fois c’est pour te simplifier les choses.

-Je te remercie Vivi. Quel âge as-tu ? Que fais-tu ici ?

-Mon âge n’a que peu d’importance, et je suis ici pour te rencontrer tout simplement, une dernière fois.

-Une dernière fois que veux-tu dire ?

Je tournais ma tète vers elle et la vis et l’entendis rire d’une façon sereine et heureuse, et c’est à ce moment la que j ai compris que la voiture quittait la route dans ce dernier virage.

 

Daniel  VIDAL

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 00:06

4325457771 2463267f82

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tu parles d’un réchauffement !!!

Jamais de toute ma vie je n’ai eu si froid.

Les voitures de marque Allemande, bien qu’excessivement chères, ont l'avantage d’avoir un chauffage pour le NORD, c'est-à-dire non seulement performant en rapidité mais également en qualité, parfait pour ce temps détestable,  et qui  te conforte dans l’idée de ton bon choix .(La pub est gratuite j’espère simplement qu’on aura la bonne idée de m’offrir le dernier modèle de la marque)

De la neige partout, des gros flocons très collants en une averse inimaginable, et malgré la qualité des balais d’essuie-glace, j’avoue que j’avais un peu de difficulté à maitriser la route et ses abords ; meme si je  connaissais l’itinéraire comme le fond de ma poche, je restais très prudent en scrutant intensément ce qui pouvait subsister des marquages habituels que tu y trouves et en essayant surtout d’éviter les bas-côtés  très dangereux .

Pour ceux qui connaissent notre région Grassoise, sa particularité est d’être à égale distance entre la mer et la montagne, ce qui fait non seulement son charme, sa beauté mais malheureusement  aussi un succès touristique qui inexorablement la détruit.

J’étais à un tournant de ma vie et j’avais espéré afin de prendre des décisions pour mon futur me ressourcer en semi montagne, pas très loin de la ville mais par une route très dangereuse, escarpée et surtout parfaitement isolée en cette période de l’année.

Accompagnée en musique par Mylène, je savourais l’instant présent dans cette contrée à la fois si sauvage et si touristique, contraste étonnant et rassurant à la fois sur la beauté  de cette région pour peu qu’on veuille la découvrir et l’aimer autrement que par ses paillètes côtières, son urbanisme destructif, ses retraités assujettis à l’ISF, et qu’au contraire on l’apprécie comme le plus beau pays du monde.

Instant de rêveries, de nostalgies regrettant ce  que nos ainés en ont fait, et heureusement retrouvant sur cette sorte du bout du monde un moment de sérénité, tout seul contre les éléments naturels qui doivent nous rappeler que nous ne sommes rien , face à la nature.

Virages  très compliqués  avant l’entrée dans la foret de Caussols, bien négocié par mes soins et par mon ESP, malgré quelques glissades provoquées par cette belle neige assez collante, paysages fabuleux, reliefs adoucis par ces flocons merveilleux, silence ouatée, je l’avoue un peu perturbé par mon moteur diesel, bref une conjonction d’éléments ou pour la première fois depuis longtemps j’avais l’impression de maitriser à la fois la temps, ma vie, en un mot, j’étais enfin heureux.

 

C’est dans ce dernier virage que je l ai vu. Elle venait de ou ? Que faisait-elle-la ? Comment aurais je pu ne pas prendre conscience qu’il fallait que je m'arrête, et malgré ma peur, mon instinct fut le plus fort et c’est la ou tu regrettes d’être gentil, car  sa présence en ces lieux insolites, remettait en cause le pourquoi de ma venue ici. Je voulais être seul, et elle était la.

D’instinct je lui en ai voulu, et pourtant devant cette détresse que j’imaginais, que je partageais en la voyant seule et désemparée face à ces éléments déchainés que je subissais moi aussi, mais bien à l’abri dans  mon habitacle, ma raison l’emporta,  et délicatement mon pied se posa sur la pédale de frein, et miracle de la technique, mon Audi s’arrêta à coté d’elle, juste avant l’entrée de ce virage qui dans mes souvenirs était un des plus dangereux de ce petit col d’arrière pays Grassois.

Notre premier regard fut pour moi une révélation : Je n’aurais pas du.

 Je savais au plus profond de moi qu’elle n’allait que m’attirer des ennuis, et pourtant devant ce sourire, devant ce visage, devant ses yeux, je me mis à la plaindre et surtout à me dire que ce jour là, deux êtres complètement seuls, perdus, se retrouvaient dans un monde  hostile, et que c’était tout simplement cela, le destin.

-Ca fait longtemps que je t’attends Daniel, je désespérais un peu de te voir enfin arriver.

En plus elle me connaissait ; plongeant dans mes souvenirs les plus lointains j’essayais moi aussi de retrouver un signe me permettant de mettre un nom ou un prénom sur cette belle inconnue.

-Mais qui êtes-vous ?

-Tu me déçois, moi je te connais puisque c’est toi que j’attends.

-Vous…enfin tu t’appelles comment ?

-Un nom un prénom quelle importance, ce qui compte c’est que je me souvienne de toi.

-Bon monte, je ne vais pas vous heu... te  laisser dehors par ce temps là.

 

 

 

 

Daniel  VIDAL

 

Partager cet article
Repost0
18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 09:56

spermatozoide.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Putain c’est quoi ça ?

Ho les mecs on se calme ; mais combien on est ? On ne m’avait pas dit ça, je pensais être le seul moi.

C’est pire que la montée de l’Alpe  d’huez, et puis ça glisse en plus, on n’y voit rien, mais ce n’est pas grave,  Daniel a fait du fond dans sa jeunesse donc l’effort en continue ça me connait.

Ta mission si tu l’acceptes, il m’avait dit, sera d’arriver le premier.

Enfin il m’avait dit, non il m’avait fait comprendre plutôt, donc ma mission est d’être le premier.

Bon tout ce que je souhaite c’est de pas tomber sur un mélange à la con de médocs qui va me renvoyer dans les oubliettes à cause de ce mec, je me souviens même plus de son nom, neuwirtz je crois, ou bien me retrouver face à un engin à la con style pont levis, comme dans les anciens châteaux qui va me faire retomber je sais pas ou.

Je suis dans le peloton de tête, mais je vois pas la ligne d’arrivée.

Ho c’est encore loin ?

Il faut que je le trouve ce putain de truc, et en plus en premier, je t explique pas la difficulté.

En plus j’ai pas été averti, ca fait plusieurs heures que je dors tranquillement au chaud, pas très confortable, bousculé de droite à gauche, c est vrai mais au moins au chaud.

La je me pèle, et moi quand j ai froid, je nage moins bien.

Putain mais il est ou ce truc ? Si tu voyais ce que je rencontre, c’est effrayant, et en plus ces cons la ils me laissent pas premier, ils me suivent.

Vous avez oublié les mecs qu’il n’y a de la place que pour un, alors lâchez moi les baskets et faites moi plaisir laissez moi arriver au bout.

Déjà que ma vie n’as pas été facile, j ai jamais vu le jour moi, bon c’est vrai j’étais au chaud, mais encore une fois, faut pas craindre la bougeotte ;

je me souviens, j ai été poussé presque expulsé par une force inconnue, dans une sorte de long, que dis je long très très très long tunnel, large très très large c est vrai aussi, mais je pensais être seul ;et la j arrive dans un truc un peu moins chaud, vachement humide, et alors glissant d’une force, une horreur, et puis ca bouge, j ai du changer d’endroit sans m’en apercevoir, il aurait du me prévenir lui la haut.

Ha j’en vois qui lâchent prise la, c est bien.

Bon les mecs c’est pas tout mais je commence à m’épuiser moi. Tu me diras j ai entendu dire que quelquefois c’était pire que la parce que tu peux finir dans un mouchoir, ou faire un chemin encore plus long pour finir par être bouffé par un acide à la con que t’as même pas vu venir.

Bon j’en suis ou la. Le paysage change guère, il faut que je trouve ce machin ; je sais pas ce que c est mais il faut que je le trouve, et que j arrive à y rentrer dedans ; tu parles d’une mission à la con ; tu me diras j ai rien demande, et c’est la difficulté quand tu maitrises plus rien, tu subis et c’est l’instinct qui te guide.

C’est quoi ce gros con qui me dépasse, tu vas t’épuiser mon pauvre, moi je sais nager et doser mon effort, ouvre moi la route mec, comme ça je verrais ce qu’il y a devant et après si tout va bien je te nique sur la ligne d’arrivée ; en plus t’es moche que t’en peux plus, tu vas pas arriver avant moi toi, ce serait dommage pour la suite vu ta gueule de jeune premier.

C’est bizarre comme sensation depuis que j ai été expulsé j ai l’impression d’être passé par plusieurs stades de transformations chaque fois que je découvre un nouveau truc, j ai l’impression que mon corps bouge, change, et je peux te dire que la ou je suis faut être fort pour supporter tout ça.

Ha tiens l’autre con qui était devant, s’épuise bien fait pour toi le gros bouffon.

Personne derrière, c’est bon ça.

Bon je suis ou maintenant ? C’est quoi ce truc ? C’est moche, mais je sais pas pourquoi, il faut que j’arrive à y rentrer la, encore ce putain d’instinct.

Ho ma chérie laisse moi passer.

 C’est dur la, je suis bien accroché mais alors pour rentrer c’est pas de la tarte.

Ha ca y est bon faut que je passe maintenant. Quoi ? Je vais rester dedans ?

 Merde ma queue, hé les mecs j ai paume ma queue, quel con je vais plus pouvoir bouger.

 Mais elle m’aspire cette conne ! Ben oui j ai fait un trou autrement je passais pas. Putain le flash, aveuglé je suis, par contre je les ai tous baises les autres, je vous l’avais dit rien ne sert de courir etc.…. bon j’y suis.

Quoi comment une fille ?  Je suis pas une fille. A nous deux on est une fille ha bon? quelle connerie la nature, j'étais mec je deviens gonzesse, faut pas craindre, tu me diras c'est à la mode mais quand meme faut pas déconner. 

Quelle vie ; j ai tout perdu la, je sais pas ce qu’il fait ce truc, il se divise, j’en prends plein la gueule oups c’est fini je meurs merde alors, je serais bien resté  au chaud moi. Je savais qu’il était con mon proprio, mais me lâcher comme ça dans l’inconnue, c est deguelasse, il aurait pu m expliquer avant, mais bon tant pis pour moi.

Enfin ce qui compte c’est que maintenant j’y suis, ma mission est remplie, après le reste, on verra dans neuf mois.

Ciao les mecs.

 

 

 

Daniel  VIDAL

 

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 10:12

paradis.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Moi je m’imaginais être reçu en grande pompe dans ce paradis imaginaire que j’avais cent fois approché dans mes rêves, que j’avais deviné à travers de nombreux récits plus proches de la fiction que de la réalité.

Déception passagère d’un être encore  humain qui souffre dans sa chair, dans son cœur ; voyage céleste dans une semi inconscience, mais o combien intéressant, car tout ce qui a pu nous être enseigné n’est rien à coté de cette semi réalité dans laquelle je me trouvais en ces instants.

L’arrivée au paradis a souvent été décrite comme un long chemin, nébuleux, et moi je la vivais si j’ose dire,  comme si mon corps se retrouvait dans une sorte de liquide amniotique dans lequel  le  fœtus baigne dans le ventre de sa mère ; sensation étrange mêlée de peur et d’envie, peur de l’inconnu, envie de la découverte , tout en étant rassuré par l’existence enfin dévoilée de l’au-delà, conforté dans l’idée que j’avais eu raison de croire en cela.

Le chemin fut long, mon corps ne s’était pas transformé, je voyais mes bras, mes jambes, sans aucune souffrance particulière, et en même temps très loin, en dessous de moi, entouré par tous ceux qui essayaient de me maintenir dans cette vie terrestre qui n’avait semble –t –il à ce moment plus aucune importance pour moi.

La première personne que j’ai rencontrée dans ce nouvel univers, fut tout simplement DANIEL.

Je me souvenais maintenant de son histoire dans la fosse aux lions, et quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que le Daniel que j’étais n’avait rien a voir , mais au contraire avec un Daniel inconnu pour moi, dont la particularité était d’être surnommé le stylite, canonisé par les églises chalcédoniennes, dont le nom de stylite vient de sa rencontre avec Siméon l’ancien et qui comme ce dernier passa trente ans de sa vie en prières au sommet d une colonne de Constantinople, avant d’être canonisé.

Celui-ci m’expliqua que j’étais dans l’antichambre du choix de Dieu.

Le choix de Dieu, moi qui avais toujours rejeté non l’existence mais la relation dans mes  « prières humaines » avec Dieu, je lui expliquais très simplement, que seul pour moi Jésus christ comptait.

Sachant qu’il ne pourrait me convaincre, il me laissa continuer mon chemin.

J’avais l’impression d’être une sorte de têtard humain nageant délibérément vers ce que nous nommions sur la terre le purgatoire, et tout en ayant conscience humaine que j’allais presque à ma perte, courage ou orgueil mal placé, malgré les avertissements de tous ceux qui avaient quitté cette terre et que je rencontrais autour de moi, tous ceux qui avaient compté  un jour dans ma vie en bas, je continuais à avancer, avancer dans ce chemin douloureux ; je ne désespérais pas de rencontrer enfin le seul qui pouvait encore quelque chose pour moi.

Les seules références ou éléments de comparaison que tu peux avoir à ce moment la te ramènent systématiquement à ta vie terrestre, et je me voyais dans une sorte de rêve nager, marcher, écartant de ci de la tous ceux qui voulaient m’empêcher de continuer dans cette voie, étant persuadé que j’allais enfin pouvoir me justifier auprès de la seule présence en qui j’avais accepte de croire ici bas, et en qui j'avais toute confiance.

Je ne vis que ses yeux, doux, compréhensifs,  son sourire, sa gentillesse, son amour pour l’être que j’étais, et je compris enfin ce que voulait dire sa parole que l’on retrouve dans la bible :

Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui 

Je croyais au fils, à la vie éternelle, mais pour croire au fils il fallait donc que je puisse croire aussi au père ; je ne me sentais pas le courage de renier le père à ce moment la et Jésus rajouta :

 

 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie

 

Il fallait donc à mon corps défendant que j’accepte de croire au père. Ma réflexion fut longue, agitée et au moment ou j’allais enfin donner mon sentiment, il rajouta :

Vous  m’entendez ? Cessez de vous agiter, nous sommes bientôt arrivés, nous avons réussi à stopper votre hémorragie, aucun organe vital n’est touché, vous verrez on va bien s’occuper de vous.  Vous pouvez remercier les médecins pompiers qui vous ont sauve, les autres ont eu moins de chance que vous.

 

 

Daniel  VIDAL

 

Partager cet article
Repost0
28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 10:26

untitled-copie-3.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je les voyais autour de moi essayant par tous les moyens disponibles de me ramener à la vie.

Certains écrits ont montré sans pour autant que l’on puisse y croire, qu’au moment de ton grand voyage, tu te vois au-dessus de ton corps, et de toute la force de ce qui te reste de vie, tu fais confiance en  ces hommes dont le métier est de sauver, pompiers, infirmiers, docteurs, bref toute la panoplie que tu espères et redoutes à la fois  un jour de rencontrer.

Et pourtant ils étaient la, autour de la carcasse encore fumante de ma slk adorée, en essayant de m’extraire de cet amas de tôle qui m’empêchait à la fois de bouger, de respirer,  et surtout de comprendre pourquoi j’en étais arrivé là.

J’avais encore conscience de leurs efforts, mais leurs commentaires me laissaient peu d’espoir sur mon devenir ; ils poussaient même le vice si je puis m’exprimer ainsi, a regretter qu’une telle mécanique ait pu être  entre les mains d’ un conducteur aussi inconscient, car si j'étais encore de ce monde, je savais que les occupants de la fameuse Twingo  n’avaient plus besoin d’aucuns soins ; égoïstement ceci me rassurait car toute  leur énergie allait se monopoliser pour me maintenir en vie, moi et pas les autres.

J’ai appris à ce moment la que ton cerveau et que ta conscience demeurent  en parfait état de fonctionnement alors que les fonctions vitales de ton corps petit à petit se mettent en protection, et tout ce que la science a pu nous apprendre était remis en cause à cet instant, car manifestement cliniquement mort, je vivais encore.

Mon cerveau a su à moment donné que mon cœur s’est arrêté. C est cela la mort ? J’avais toujours entendu dire que le cœur maintenait le cerveau en vie et la, miracle si j’ose dire, mon cœur ne fonctionnait plus mais mon cerveau existait encore, ma conscience d’être humain perdurait, j ai  du admettre qu'il  était mon âme, et que celle ci  vivait, et qu’enfin le mystère de la mort, je le connaissais peut être.

Mon enveloppe charnelle n’existait plus en tant que telle, mais mon âme-cerveau voyait tout ce qui se passait autour de moi, et ce fut un soulagement profond de savoir que l’existence de l’âme était une réalité, et surtout survivait, ce qui me confortait dans l’idée que j avais eu raison de croire .

Sentiment  frustrant, car si ton cerveau, ou sa partie que je  nomme  âme fonctionne, pourquoi ne suis-je pas capable de vivre ?

Dans ces instants je n ai pas revu comme on a l’habitude de le préciser tout mon passé, je n’ai pas revécu en peu de temps tous ces bons moments de vie, j’étais simplement la, entre les mains de professionnels qui me sortaient enfin de cette magnifique mécanique qui m’avait ôté la vie, mais je restais conscient dans une sorte de rêve, à la fois de ma mort et de ma nouvelle vie.

Egoïstement, c’était un instant jouissif, partagé entre le regret de ne plus vivre comme je l avais fait, et de savoir ou d imaginer ce qui allait se passer après.

La conscience de mon existence particulière me confortait encore une fois que la mort n’était qu’un passage dans une autre vie, et j ai vu à ce moment la que j’avais eu raison en dehors de toute logique scientifique de croire au plus profond de mon être que la mort pouvait être vaincue, car j existais, non plus en tant qu’être humain vivant, mais en tant qu’esprit.

La grande question était de savoir si je pouvais non seulement maitriser cette nouvelle vie, mais surtout si j’avais la possibilité de remettre en cause cette mort bête et arrivée trop tôt, car cet esprit fabuleux semblait avoir des pouvoirs insoupçonnés.

Pouvais-je grâce à ma croyance, revenir à une vie normale, malgré toutes ces fonctions vitales arrêtées, malgré l’échec de ces sauveteurs qui avaient tout fait pour me maintenir dans cette vie terrestre.

Ma croyance profonde en Jésus allait elle pouvoir me ressusciter sur cette terre.

Je voyais mon corps recouvert d’un drap, sur cette sorte de brancard dans cette ambulance qui ne prenait même plus la peine ni de mettre sa sirène, ni d’allumer ses feux, alors que j avais l’impression que je pouvais encore revivre, et malgré tous leurs efforts, je leur en voulais de m’avoir laissé mourir ; je leur en voulais presque de ne pas compatir à ma disparition, je leur en voulais dans ce fourgon ambulatoire, de parler de leur vie, alors que moi j’étais semble-t-il mort.

 

Je ne pouvais pas quitter ce monde comme cela et toute l’énergie de mon cerveau ou âme, tu l’appelleras comme tu veux s’est monopolisé pour moi-même, pour me faire revenir à la vie, mais je ne pouvais le faire qu’a condition d’aller encore un peu plus loin dans ce  que nous êtres humains appelons l’au delà, et demander quitte à changer cette vie, à qui de droit de me ressusciter avant l’heure.

Je ne comptais pas m’adresser à Dieu, car ma croyance profonde se limitait à l’existence de Jésus, être humain comme moi, avec ses qualités, ses défauts, bref, quelqu ‘un qui pourrait me comprendre et m’aider, car lui, contrairement à Dieu savait à la fois ce qu’était la vie et la mort.

Je n’avais pas moi tous les péchés du monde à racheter, et je comptais sur la bonté que l’on pouvait lire dans les tableaux qui le représentait, pour m'écouter, et  me sauver, et admettre son erreur de m'avoir rappelétrop tot  à lui.

Notre rencontre, mes arguments pour revenir à la vie seraient ils suffisants pour qu’il accepte sans conditions de ne pas me laisser mourir, même si pour la médecine je n’étais déjà plus qu’un numéro, et surtout un moment difficile pour ceux qui allaient annoncer à mes proches ma disparition.

Allait il accepter de me redonner la vie  lui qui pouvait tout ?

 Ma foi serait elle assez forte pour le convaincre?

Daniel VIDAL

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : DE LA LIBERTE DE PENSER
  • : Un blog est un endroit visible par tous ou on peut livrer ses pensées, ses coups de coeur, ses coups de gueule.
  • Contact

Recherche

Archives

Liens