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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 15:14

 

 

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Hé oui, demain encore une grande journée n'en doutons pas de mobilisation intense.

 

Avant les manifs, je vous livre ci-dessous une analyse interessante à lire sur les retraites.

 

 

 

 

 

 

 

La France vit depuis plus de trente ans au-dessus de ses moyens, en travaillant moins tout en dépensant plus grâce aux déficits publics dont l'ampleur abyssale menace. Ces déficits sont impuissants à faire repartir la machine : avec 8 % de points de PIB de déficit, on fait moins de 1,5 % de croissance, un peu comme si l'on arrosait avec une eau chère (il faudra la payer) dont plus des quatre cinquièmes seraient perdus dans les sables du désert ! Lorsque la dette publique représente 80 % du PIB, avec un remboursement qui absorbe chaque année 2,5 % du même PIB, soit presque deux fois plus que le taux de croissance annuel moyen, alors il est temps de siffler la fin de la récréation !

 

 

C'est ce qu'a commencé à faire le gouvernement de Nicolas Sarkozy, depuis le printemps, avec une rigueur qui n'a pas (encore) conduit à baisser les salaires des fonctionnaires, mais marque néanmoins un tournant de politique économique qui n'est pas sans rappeler celui effectué par Jacques Delors en 1983. M. Sarkozy avait promis la rupture : on y est, mais pour les classes moyennes et non pour les catégories supérieures, dont les revenus et le patrimoine, grâce aux niches fiscales, ne sont (pour l'instant) guère affectés.

Si le partage de l'effort reste aussi injuste, le risque d'explosion sociale nous guette. Le débat sur les inégalités de statut a été repoussé car les injustices y sont plus criantes : d'un côté des fonctionnaires intouchables, de l'autre des travailleurs soumis à la flexibilité, voire à la précarité. Dommage que l'on n'ait pas profité du débat sur les retraites pour les mettre à plat en instaurant, par exemple, le fameux contrat de travail unique qu'avait promis M. Sarkozy. En 1983, il s'agissait de savoir si l'on restait arrimé à l'Europe, maintenant le virage à réussir est plus douloureux : mériter de rester dans la zone euro et ne pas finir comme la Grèce, reléguée à un pays du Club Med.

Gisement potentiel d'économie

La réforme des retraites entamée par le gouvernement en 2010 n'est qu'une première étape pour donner un gage de bonnes intentions et des signes aux marchés. On dénonce souvent les spéculateurs, mais le meilleur moyen de lutter contre la spéculation est de supprimer ses raisons d'être : nos comportements non vertueux et irresponsables vis-à-vis des générations futures. Mais le chemin à parcourir pour ramener les déficits publics à moins de 3 % d'ici à 2013 va conduire à des choix et à des renoncements auxquels notre corps social, qui a vécu sous morphine depuis le premier choc pétrolier, n'est pas du tout préparé.

Le message est clair, demain il va falloir travailler plus, et tous, afin de ne pas voir baisser notre niveau de vie. C'est toute la politique d'assistanat qui va se retrouver sur la sellette. Nous vivons bien un chômage d'abondance qui a quadruplé depuis 1975, alors que le PIB a doublé. Ce constat est aussi une bonne nouvelle car il ne s'agit pas de mieux gérer la pénurie : la mauvaise gestion de l'abondance nous invite à repenser complètement nos modes d'organisation et de comportements.

Dire que nos dépenses publiques par rapport au PIB sont de 6 points supérieures à la moyenne communautaire (54 % du PIB au lieu de 48 %), c'est dire que nous avons un gisement potentiel d'économie de l'ordre de 120 milliards d'euros ! Il ne s'agit pas de réduire le champ de l'action publique, bien au contraire. Dans certains domaines - éducation, santé, logement, sécurité, justice -, il faut la renforcer en la rendant plus efficace.

Et pour cela, il n'y a qu'un seul remède : celui de l'évaluation des politiques publiques nationales et territoriales, en s'attachant à ne pas confondre service public et statut public des agents qui le rendent. Il est en effet possible de confier des services publics à des entreprises privées sous contrat. Si ce dernier n'est pas respecté, la collectivité peut changer de prestataire.

Dans le monde d'après la crise de 2008-2010, tout va changer. L'Europe, plombée par la dette et la croissance molle du vieillissement, dans un monde globalement en expansion économique et démographique, devra s'adapter au partage de ressources naturelles toujours plus chères. Cette même Europe devra aussi gérer l'intégration des 25 millions de personnes qui vont lui faire défaut d'ici à 2030.

L'Allemagne perd déjà 300 000 autochtones par an en raison de cercueils plus nombreux que les berceaux. L'Italie et l'Espagne sont promises à la même perspective. Nous n'avons pas le choix, cette immigration est nécessaire, il faut la réussir, ce qui est loin d'être le cas dans nos grandes métropoles. Ce défi intérieur est bien plus important et difficile à relever que celui de l'économie, de la technologie ou de la compétitivité vis-à-vis du reste du monde. On ne gagnera pas ces défis communs à tous les pays développés dans une société déchirée et sous tension comme la nôtre.

Les divisions internes et l'incapacité des managers à innover expliquent le plus souvent les difficultés des entreprises. Le même constat vaut pour les Etats et les dirigeants des partis dits de gouvernement, jusqu'ici incapables d'aller jusqu'au bout des réformes. Pour cesser de gouverner par la peur et restaurer l'Etat de droit, il faut plus de clairvoyance et d'interventions préventives dans l'éducation des jeunes qui n'ont pas la chance d'être éduqués par des parents attentifs. Quand les familles sont défaillantes, l'Etat stratège se doit d'intervenir pour maintenir la mixité sociale, l'égalité des chances, et restaurer l'harmonie et la qualité de vie sans lesquelles il ne peut y avoir de compétitivité durable.p

Michel Godet, professeur de prospective stratégique au CNAM, auteur du "Courage du bon sens" (Odile Jacob, 2009)

 

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 14:34

 

 

 

 

 

 

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A l’heure où j’écris ces lignes, nul doute que les manifestations nationales contre la réforme des retraites sera un succès de mobilisation pour l’ensemble des acteurs politiques, syndicaux et anti Sarkozy.

 Depuis longtemps notre pays a été le théâtre de comportements extrêmes  le plus souvent orchestrés par des syndicats et partis de gauche, dès lors qu’il s’agit pour un gouvernement de mettre en place une nouvelle donne qu’elle concerne la retraite, l’école, ou la vie de tous les jours.

Sur le symbolisme et l’histoire des manifs je renverrais mon lecteur à un très intéressant livre de Mr Pierre Favre, La manifestation aux éditions  « presse de Sciences Po » qui analyse,  décortique  les tenants et aboutissants, les luttes d’influence, et enfin les résultats de ces mobilisations populaires.

Il est indéniable que les mouvements de rues d’hier se sont focalisées à mon sens plus sur un rejet  d’une perception de la politique et de la façon de l’exercer plutôt que sur une opposition systématique d’une réforme dont tout le monde, sauf peut être les ignares admet la nécessité.

 

Pour ceux que cela peut intéresser je les inviterais à la lecture du dernier numéro  (763) de science et avenir, qui analyse d’une manière  très objective l’ensemble des chiffres qui alimentent le débat aujourd’hui.

 

Sur le fond, personne ne pourra contester qu’il est douloureux de travailler plus longtemps, pour un résultat peu significatif ; personne ne pourra nier qu’il est difficile de vivre avec un pécule réduit à une peau de chagrin, comme personne ne pourra mettre en cause , et c’est tant mieux ,que vivre plus longtemps est une aubaine mais en même temps entraine des contraintes et un effort partagé  par tous pour l’ensemble de la nation.

 

Tout ceci découle bien sur du maintien à tout prix du système dit « de répartition », mis en place après la guerre et qui a parfaitement remplit son office, à une époque, et pour une génération donnée, ce qui n’est peut être plus du tout le cas de nos jours.

 

Ce débat au-delà des classiques oppositions « droite-gauche » montre surtout deux aspects de notre société.

En premier lieu, et ceci se retrouve systématiquement pour toute les décisions, un grand consensus pour admettre l’utilité de changements, surtout chez le voisin, et pas du tout chez soi.

En deuxième lieu, et c’est largement plus préoccupant, une pauvreté d’invention de l’ensemble de nos décideurs, qui en fonction de leur appartenance à telle mouvance politique vont nous proposer des recettes éclusées, sans originalité ,sans risques réels, bref nous avons l’impression que les décisions sont prises par des techniciens gestionnaires, qui se contentent de gérer au plus pressé une situation à l’instant T, avec comme seul objectif, être le plus près possible de l’équilibre, jusqu’aux prochaines élections.

Aucune initiative, aucun projet de société, aucune perspective d’avenir, aucune projection, aucune envie d’imaginer un modèle autre que celui qui perdure depuis tant d’années.

Ce n’est pas la faillite d un pays ou des comptes, mais bien la faillite d’une classe d’âge au pouvoir et qui n’invente plus rien ; Lorsqu’un pays se trouve dans cette situation, 3 options s’offrent à lui :

 

L’extrémisme, partagée entre les cendres du parti communiste, la belle gueule de Mr Besancenot, la gouaille de Mr Mélenchon, la pauvreté d’esprit et de paroles de Mme Buffet, l’anti étranger du front national (dont les électeurs d’aujourd’hui sont les anciens communistes d’hier, ce qui est logique car les extrêmes se rejoignent toujours), bref un conglomérat  d’antis tout et surtout de pro rien.

 

L’alternance politique, voire la fameuse cohabitation, difficile depuis la reforme de durée du mandat présidentiel, qui permet à intervalles réguliers de défaire puis refaire ce qui déjà a été fait, bref, un yoyo épuisant à tous points de vue.

 

La démission par l’abstention, voire le vote nul ou blanc, sorte de protestation négative au possible mais qui se comprend fort bien, et qui procure un sentiment malsain de frustration, qui ne peut se régler que dans la rue, et à terme par un retour à un vote extrême.

 

La génération que je suis est un peu désenchantée par ce constat d’impuissance de nos hommes politiques classiques, et il est temps je crois que des femmes et des hommes puissent se lever pour proposer autre chose que ce que nous subissons depuis tant d’années ; ce sera l’unique solution pour éviter rapidement une radicalisation de notre pays.

 

Bienvenue aux hommes de courage et de bonne volonté ; il doit y en avoir, encore faut-il que nous les aidions.

 

Daniel VIDAL

 

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 14:35

la france

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ha la politique !!!!

 

L'intérêt pour la politique est né juste après le décès de Georges Pompidou, en 1974, à l'âge de 15 ans ou la défaite de François Mitterrand, de quelques voix a été synonyme de grand désespoir, et en même temps, de lendemains qui chantent car la victoire "du peuple" était proche.

 

Je me débattais  au lycée avec l'organisation  de la jeunesse communiste, qui était de tous les combats, qui était de toutes les initiatives, et qu'il fallait, je le ressentais comme tel, coller à la culotte, comme un suceur de roues en cyclisme, pour ne jamais leur laisser l'initiative.

 

Mon anti communisme primaire venait de naître, et toute mon adolescence a été bercée par cette hantise de ne jamais laisser le PCF et son organisation multiple (qui à cette date représentait encore quelque chose, non dans l'idéologie mais dans la force politique) paraitre la seule force d'opposition au gouvernement de droite et  aux reformes en particulier celles de l'enseignement.

 

Avec le recul, je m'aperçois d'ailleurs que les slogans de l'époque sont les memes aujourd'hui, même si ce parti ne représente plus rien, ou pas grand chose, et le point culminant de ma profonde aversion pour ce système, est venu avec l'échec de la gauche en 1978, ou tout le monde a compris, que les communistes préféraient leur rôle d'opposants à celui de proposants, d'ailleurs la preuve en est, les slogans martelés dans les manifs en ce temps la, reviennent avec les mêmes termes, les mêmes démonstrations, et le même sentiment d'échec 32 ans après, sans que ces personnes se posent la question de l'inutilité de leur lutte.

 

En 1981, ce fut pour moi, un grand espoir, et le slogan sur la place de la bastille "Mitterrand du  soleil «personne ne l'as jamais oublié, et le virage de 1983, vécu comme un échec par de doux rêveurs, est au contraire  la démonstration, enfin que le parti socialiste de l'époque démontrait sa capacité à gérer un pays; et cela devenait tout simplement de la social démocratie, avec un grand monsieur, qui aurait du être un grand président, Michel ROCARD.

Mais Mitterrand en avait décidé autrement, et les socialistes, fidèles à leur choix de cette époque, depuis ne cessent de se tromper.

Ceci est mon introduction à cette catégorie « politique » pour bien montrer à ceux qui me liront, que tel un ancien fumeur qui ne supporte plus une simple effluve de tabac, en tant qu’ancien socialiste, il m’est de plus en plus insupportable d’accepter un discours digne du programme commun de la gauche, des intervenants dogmatiques au possible, et surtout, surtout, un manque de propositions dignes d’intérêt, et ce que je reproche le plus, c’est presque d’être obligé à regret de voter par défaut, pour quelqu’un qui est loin de me satisfaire à tous points de vues, mais ceci est une autre histoire.

En résumé, une rubrique ou je vais m’éclater. Bien sur j’attends avec impatience vos réactions, et vos commentaires, car c’est vous aussi qui faites vivre un blog.

 

 

Daniel  VIDAL

 

 

 

 

 

 

 

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