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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 14:49

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Nos  yeux se sont croises et j’ai pensé dans l’instant à la chanson de Brassens, les passantes, chanson

 

merveilleuse ou tout peut se réaliser dans le fantasme de quelques secondes à travers un sourire, un mot,

 

un regard, un bonjour, un « à bientôt », un «  bonne journée », bref l’ensemble de ces banalités auxquelles

 

tu n’apportes aucune attention sur le moment et qui te reviennent bien des années après, avec le regret

 

d’être passé a côté peut être de l’essentiel.

 

 

L’ensemble était à la fois magnifiquement séduisant et atrocement inaccessible.

 

 

Séduisant car sa beauté, sa sensibilité, sa sensualité étaient telles qu’on pouvait ressentir à la première

 

vision, tous ces sentiments mêlés.

 

 

Inaccessible, car les femmes sont si secrètes par nature, qu’il est difficile  surtout en passant 20 ans à coté

 

de la sienne de les  connaitre vraiment.

 

 

La couleur magnifique de ses yeux était déjà un signe de séduction, et la profondeur, la gentillesse la

 

sensibilité de son regard ne pouvait qu’inciter à mieux la deviner, et toute l’interrogation était de savoir

 

comment.

 

 

Une passante dans toute sa splendeur, dans tout son anonymat, et que pourtant tu as envie à la fois  de

 

suivre et d'emporter  pour vivre quelques moments à ses cotés.

 

 

Une inconnue que tu croises, non par hasard mais par bienveillance de la vie.

 

 

Cette vie, qui à l’instant précédent  te paraissait banale devient tout à coup un cadeau de la nature, car enfin

 

ce regard, te redonne l’envie de te battre, d’aimer, de construire, en un mot, de vivre et à un certain âge

 

j’ose l’avouer de Revivre.

 

 

Instants éphémères de bonheur supposé qui te permettent de croire encore à l’instant et à la magie du destin

 

qui veut te transmettre l’envie et la force de tout.

 

 

Tu souhaites et  tu ne sais encore  pourquoi  l’emmener sur ta route, même si celle-ci sera plus courte, elle

 

pourrait être enfin partagée.

 

 

Tu sembles renaitre d’une longue traversée du désert, et une seconde, (mais quel bonheur cette seconde) tu

 

te crois sur le pont du Titanic à hurler : »I’m the King of the world », et pour ce rêve fabuleux, merci.

 

 

 

Daniel VIDAL

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 11:04
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Etait ce sa voix, sa gentillesse palpable à la fois dans son regard et dans ses propos, la qualité et l’intelligence de ses textes, la beauté de sa musique, ou bien tout simplement parce qu’il a bercé toute mon enfance, mais avec son départ, j’ai eu l’impression de perdre plus qu’un ami, de perdre un peu de moi.

Je me souviens de ces 33 tours grésillants  à force de passer et repasser sur un mauvais électrophone, je me souviens du trouble et de cette sorte de sourire beat sur le visage de ma mère lorsqu’elle entendait sa voix.

Je me souviens de ces bons moments passés à écouter et à me repaitre de ses chansons, a travers des textes d’une  incomparable beauté, et d’une musique à te donner le frisson tellement elle allait bien avec les paroles.

Je me souviens de nos passages à Antraigues pour essayer de l’apercevoir sur cette fameuse place ou il devait venir jouer aux boules ; Je me souviens de ce petit chemin en direction du »mas » ; je me souviens de l’attente d’une sortie d’un nouvel album, et je me souviens surtout de ce concert fabuleux ou j’ai eu la chance très très jeune de le voir sur scène.

Il fait partie de ces incontournables qui ont marqué la culture de notre pays, et quelquefois, on aimerait à la fois pouvoir maitriser le temps, soit en l’arrêtant, soit en revenant en arrière pour retrouver ces instants qu’il disait volés.

Nous n’avons plus que ses disques, et c est toujours avec un immense plaisir mêlé aujourd’hui  d’un immense chagrin que je me plais si souvent à l’écouter et le réécouter.

 

Merci Monsieur FERRAT, et ou que vous soyez, sachez que nous sommes depuis votre disparition  un peu orphelin ; dommage que le temps passe si vite, vous aviez certainement encore tant de choses à nous chanter.

 

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 09:41
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Dès mon premier regard posé sur elle, j’étais fasciné, par cette fabuleuse harmonie que je pouvais apercevoir de ma place, dès que je tournais ma tète pour la regarder.

Je ne me suis pas  aperçu immédiatement de son changement, et pourtant, plus les jours avançaient et plus je la voyais évoluer, marier ses couleurs avec le temps qui passe.

Dès que je m asseyais, mon premier travail était de voir si elle était toujours la, et un plaisir immense m’envahissait dès que je la retrouvais.

Je savais qu’elle ne me voyait pas ; comment aurait elle pu me reconnaître parmi tous ces visages, tous ces yeux posés sur elle.

J’appréciais incognito sa transformation, et chaque matin, de ma place, juste en tournant  mes yeux protégés  par une vitre quelquefois un peu sale, je la repérais et j’étais heureux de voir qu’elle était toujours la, à la même place, elle semblait m’attendre.

Dun vert très profond, petit à petit le temps l’a transformé, et elle n’en devenait que plus jolie chaque matin.

Je me posais souvent la question comment elle pouvait faire pour se transformer de la sorte, changer sa couleur d’origine, somme tout banale, en des couleurs d’une beauté insoupçonnée, passant de cette couleur froide, vert Hollywood chewing gum, à de plus en plus de couleurs chaudes, vers  un rouge éclatant qui chaque seconde m’émerveillait de plus en plus.

De temps en temps, une brise légère modifiait son aspect, avec un jeu de lumière naturelle qui la faisait apparaître rouge, rouge vif, marron foncé, bref une multitude de couleurs  que je ne retrouvais que chez elle.

Et puis un beau matin, un petit vent un peu plus fort que les autres, l’emporta et mon désespoir dut se lire sur mon visage car à ce moment la il vint à coté de moi et me dit :

« Mr VIDAL, depuis plusieurs jours je vous observe, et j aimerais que vous alliez au tableau devant vos camarades nous expliquer la différence entre un angle aiguë et un angle obtus »

J’ai compris à cet instant, qu’un prof de math ne serait jamais un poète.

J’ai compris à cet instant, le monde qui me séparerait tout ma vie des mathématiques et de la beauté de la nature, et ne pouvant lui expliquer que pendant ses cours, j’avais préfère suivre la transformation de cette magnifique feuille de platane, en plus d’un zéro, je récoltais 2 heures de colle.

La vie est quelquefois terrible quand tu imagines que ton aversion profonde pour les mathématiques, n’a tenu qu’a une feuille.

Je n’en veux pas à ce prof, il faisait son job, je le plaignais tout simplement de ne pas voir la beauté qui était autour de lui ; peut être c’est vrai m’aurait il expliqué d’une manière scientifique, comme peut le faire Ecosia  aujourd’hui hui, pourquoi une feuille verte, devient rouge en si peu de temps, mais ce n’était pas au programme ; peut être aurait il pu m’expliquer que je n’étais pas la pour rêver, mais pour apprendre.

Depuis toute ces années, en cette saison à la fois fabuleuse et frustrante que peut être l’automne, je me plais à contempler, cette fois ci sans danger d’heures de colle , cette transformation fabuleuse de la nature , cette beauté que tu découvres chaque jour qui passe avec ce mariage fabuleux de couleurs que les plus grands peintres ont pu à peine approchés malgré tout leur talent.

 

Je me souviens que malgré ma punition, j’avais essaye de retrouver dans la cour cette feuille qui à la fois m’avait tant couté et m’avait tant émerveillé.

Je l ai toujours entre deux feuilles d’un cahier, souvenir  du temps passé, souvenir de mon aversion profonde pour les mathématiques, et de mon amour pour la nature.

 

Daniel VIDAL

 

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 16:02

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L’écriture est la plus belle invention que l’être humain ait pu faire.

Avoir cette faculté, ce don de faire partager à la fois des émotions, des envies, et surtout des rêves à travers quelques lignes est une chance  que peu d’êtres humains ont.

J’ai découvert  à l’âge de 9 ans je crois la beauté du livre.

Je me souviens de mes yeux émerveillés comme devant un cadeau d’anniversaire ou de noël, de cette multitude de livres, avec des couvertures un peu vieillottes, un peu jaunies par le temps  et qui m’entouraient, moi si petit, dans cet immense univers.

Originalité du lieu, puisque simple mais vaste  garage, et qui  ressemblait à la caverne d’Ali baba,  bouquins brillants comme autant de joyaux ,dans un lieu pourtant si banal;

 les auteurs se nommaient Jules VERNE, Henri BOSCO, BALZAC, ZOLA, Troyat, bref une multitude  de noms  que je découvrais du haut de mes 9 ans, aidé en cela par une femme extraordinaire, prof  de physique qui m’ a fait découvrir l'amour de  lire, la joie de pouvoir avec mes petits doigts tourner ces pages pleines de caractères, et qui  avait compris que l’ enfant qu’elle avait à ses cotés allaient pouvoir pendant ces instants de lectures, s’évader dans un monde imaginaire que seul le véritable écrivain sait construire, et sait faire vivre à son lecteur.

Dire que je comprenais tout serait très prétentieux de ma part, mais elle a eu cette gentillesse de m’expliquer,  de me faire aimer et comprendre ce qu’était écrire et surtout la joie que l’on pouvait ressentir en parcourant ces feuilles presque venues d’un autre monde  et je me souviens de ces instants fabuleux ou je vivais à cote du capitaine NEMO, ces aventures que même mon imagination d’enfant n’osaient envisager.

Quand tu grandis tu gardes dans un coin de ta mémoire très souvent des images, des visages, des instants qui te permettent  de mieux appréhender la vie et le temps qui passe.

Je me souviens de ces instants ou des les premiers mots, des les premières phrases, je me retrouvais ailleurs dans un autre monde, et plus de 40 ans après, chaque fois que j’ouvre un bouquin, je ressens la même émotion, je ressens le même plaisir, et surtout je pense à cette fabuleuse dame qui m’ a donné depuis tant d’ années la même envie de découvrir l’écriture des autres, la même envie de lire et relire ces fabuleux récits, apprécier  cette alchimie fabuleuse de mots, de verbes qui font que tu ressens une émotion que jamais je n’ ai retrouvé ailleurs.

Je sais que chaque fois que je relis un de ces premiers livres qu’elle m’avait donné, je pense a elle avec une grande émotion et même si en écrivant ce petit texte très banal j’en ai les larmes aux yeux je sais que de la haut ou elle est, elle doit sourire, en se disant que son petit Daniel, pense à elle  pour tout ce qu’elle a pu lui apporter,  et lui faire aimer la littérature, et lui donner cet extraordinaire plaisir que l’on peut avoir simplement en lisant ce que peuvent écrire de vrais écrivains, et je me souviens que dans ma chaise longue, malgré le fabuleux paysage de ce beau pays grassois, malgré l’Estérel en face de moi, malgré cette belle Méditerranée devant mes yeux, la seule chose qui comptait à ce moment la, c’était ces lignes et ces pages que je dévorais à une vitesse inimaginable en redoutant l’instant ou il fallait que je suive mes parents et quitter ces fabuleux bouquins.

 

 

Merci  Madame.  

 

   Daniel

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 14:04

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Je l’avoue j’étais un peu emprunté, mais comment ne le serait-on pas à mon âge, en  face de cette dame, qui représentait à la fois le savoir, et l’autorité, moi qui venait à peine de quitter la douceur familliale ou tu l’imagines, tu es la plupart du temps hyper protégé, et ou malheureusement on ne t’explique pas  suffisamment  lorsque tu démarres dans la vie ce qui peut t’attendre.

 

Tu sors effectivement du « cocon familial » ou à chaque instant on recule le moment ou l’enfant va se transformer, ou l’enfant va être confronté  à la société, à la performance, bref aux autres, ou il va découvrir cet aspect de la vie qui le fait grandir et en même temps qui l’immobilise dans sa croissance, plus psychologique que physique.

 

Je m’en souviens, elle était jolie, blonde comme les blés, avec un accent qui n’était pas le mien, que j’arrivais tout de même à comprendre, mais tous ces ingrédients dans une seule personne me faisait regretter ma liberté perdue à tout jamais ; il fallait qu’elle soit douée pour m’apprivoiser.

 

Ce qui te rassure au départ, c’est l’anonymat de la foule, même si tu crains les autres, mais au moins, elle t’oublie…enfin presque j’avais occulté  la première lettre de mon NOM : Un   V   donc dernier sur la liste, ce qui sous-entend le début de la liste si par non conformisme tu commences par la fin ; ha combien de fois j’ai rêvé de m’appeler H… ou L…. ou mieux G…mais pas de chance, mon nom commençait par V.

 

Elle était très professionnelle,  et dans mon petit coin, je croyais naïvement que mon nom ne l’inspirerait pas; est ce mon air perdu, ma venue de la campagne, mon short déjà trop court pour mon âge, ma timidité visible à chaque instant, mes yeux bridés  qui semblaient complètement  hagards  dans ce monde que je voyais  hostile, toujours est-il  qu’elle ne s’est jamais laissée prendre à tous mes artifices pour disparaitre à la fois de sa vue et surtout de son intérêt pour moi ; tout ceci devait l’inspirer au plus haut point, car pendant un an, avec amour je crois, elle s’est investie pour moi, et j'avoue aujourd'hui, je ne l ai jamais oublié.

 

Premières expériences douloureuses de la vie en société, mais elle a su me domestiquer,m’adoucir, me montrer par son calme, sa gentillesse toute la beauté du monde, toute la beauté de l’autre, et elle a ete  ma première  et dernière  vraie maitresse.

 

C’était  il y a longtemps, en Septembre, je rentrais au CP.

 

Daniel  VIDAL

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